J’ai lu Bienvenue dans le nouveau monde de Mathilde Ramadier

Quand j'ai annoncé à mon père que je lâchais un CDI pépère pour me lancer - contrainte et forcée - dans la pige, j'ai eu droit à cette phrase uppercut : "Tu seras payée à la tâche ? Une 3attacha, quoi !"  Admirez la sagacité populaire. Dérivé de l'expression À la tâche, le mot Âattach veut dire "assoiffé" en dialecte marocain. … Lire la suite J’ai lu Bienvenue dans le nouveau monde de Mathilde Ramadier

J’ai lu l’enquête de Kenza Sefrioui « Le livre à l’épreuve »

J'ai eu la chance de grandir dans un petit appartement doté d'une grosse bibliothèque. Façonné par mon grand-père, ce bel objet, troué au milieu pour recevoir une télé bedonnante, s'étalait sur tout un mur du salon. Il contenait deux compartiments fermés à double tour, reservés aux ouvrages, breuvages et grignotages illicites. Le reste était en open bar : des livres de … Lire la suite J’ai lu l’enquête de Kenza Sefrioui « Le livre à l’épreuve »

Lire Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie m’hydrate le cheveu

Humidifier, nourrir, démêler, brosser, aplatir, tirebouchonner, recommencer. Le matin, se décomposer devant son reflet hirsute. Se demander comment mater l'ennemi capillaire qui s'est dressé dans la nuit. Chercher une façon d'amadouer cette touffe noire en révolution perpétuelle. Lutter férocement. Dégainer les ciseaux, le fer à lisser, la brosse soufflante, l'huile de coco, le beurre de karité, les … Lire la suite Lire Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie m’hydrate le cheveu

France Culture et les Homo Productivicus

Même France Culture s'y est mise. "Contrôler ses rêves pour être plus performant !", braille la radio sur son fil Facebook. Les rêves lucides comme outils de performance. Modeler ses songes, pas pour le plaisir ou l'émerveillement que cela peut procurer, non. Pour performer, doper sa productivité, télécharger une version optimisée de soi. Attends, je ramasse ma mâchoire et mes bras tombés … Lire la suite France Culture et les Homo Productivicus

J’ai lu L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante et je ne m’en remets pas

Deux gamines en haillons. Un quartier patibulaire de Naples. Des gens affreux, sales et méchants, qui se menacent en dialecte rocailleux. L'horizon plus gris que la tôle ondulant au-dessus des têtes. La violence qui explose à chaque pas de travers et ravage les gueules éperdues. Dans ce champs de mines gambadent Lina et Lenu. L'une est intrépide, l'autre timorée. … Lire la suite J’ai lu L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante et je ne m’en remets pas