J’ai lu « le Deuxième texte » et j’ai bâillé à m’en décrocher la mâchoire

Découvert à travers l’opération Masse Critique du site Babelio, le Deuxième texte est un recueil de nouvelles dans lequel des personnages féminins reprennent le pouvoir. Une lecture laborieuse. 

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Avec cet ouvrage, le courant ne passe pas. Peut-être mes attentes étaient-elles démesurées. Première déception, le texte d’Éric Chevillard. Cinq petits paragraphes maigrelets, qui m’ont laissée de marbre.

L’idée de ce recueil de textes était séduisante, pourtant : donner la parole à des personnages féminins destinés à « ameubler » un grand roman, à n’être qu’une tapisserie en chair ou un bruit de fond dans un récit… Quoi de plus audacieux ?

Mais l’audace s’arrête au « pitch » du livre. Molles, convenues, la plupart des nouvelles m’arrachent des soupirs d’ennui. J’essaie de m’accrocher, de suivre les pérégrinations de ces femmes catapultées au premier plan, mais elles me semblent plus insignifiantes encore que leurs personnages d’origine.

Ici, une reine mère s’étiole face à un miroir pervers, qui lui intime l’ordre d’être la plus belle. Là, des personnages féminins de bédé s’évadent de leurs cases pour festoyer gaiement sur les étagères de la bibliothèque. C’est mignon mais pas transcendant. Et ça continue comme ça, des Schtroumpfs à Barbe-Bleue, en passant par je ne sais quelle tragédie grecque ou je ne sais quel roman d’espionnage.

Beaucoup de ces femmes profitent de leur quart d’heure de gloire non pas pour exister enfin mais pour adresser d’amers reproches à ces mâles qui les ont occultées, ou pour décrire des facettes de ces messieurs, que nous ne connaissions pas encore. Pfff. Quelle tristesse. L’aliénation se poursuit, elle a seulement changé de voix.

Bref, malgré les jolis dessins, ce livre n’aura été qu’ennui et désillusion.

Pour participer à la prochaine masse critique de Babelio, c’est par ici

2 commentaires sur “J’ai lu « le Deuxième texte » et j’ai bâillé à m’en décrocher la mâchoire

  1. c’est ce que j’appelle renvoyer l’héroïne à ses fourneaux. On n’écrit pas une histoire comme on retouche une recette de cuisine. Le neuf est rare et le raconter autrement n’est pas à la portée de tout le monde. Aussi, la production en gros, réduite la langue au petit
    trop belle ta critique pour une si petite production. J’aime te voir te brader comme ça….

    Aimé par 1 personne

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