Ode à ma bibliothèque de quartier

C'est leur rituel du samedi matin, pendant que j'émerge délicieusement d'un sommeil réparateur. Après le petit-déjeuner, papa et mouflette s'en vont joyeusement à la bibliothèque, pour écouter des contes et changer les livres. À leur retour, chargés comme des mules de petits et grands bouquins colorés, je ne sais pas lequel des deux a les yeux les plus brillants. … Lire la suite Ode à ma bibliothèque de quartier

Le gentil trompettiste, l’ado aguicheuse et les commentateurs soupçonneux

Donc, Ibrahim Maalouf, jazzman de 36 ans à la bouille sympathique et père d'une fillette, embrasse une stagiaire de quatorze ans sur la bouche et lui envoie un texto pour lui réclamer une photo nue. Chapeau l'artiste. Chapeau bas. J'écoute Beirut pour m'imprégner de la douceur, de l'intensité de sa musique. Pour mieux le maudire d'avoir tout piétiné. Déçue, … Lire la suite Le gentil trompettiste, l’ado aguicheuse et les commentateurs soupçonneux

La vulnérabilité n’est pas un gros mot

La plupart des conférenciers TED me font peur. J'ai peur de leurs sourires affables et carnassiers, du cliquetis froid de leurs bras gracieux, de leur motivation en acier chromé. J'ai peur de leurs solutions pour briquer, faire briller le monde, pour nous augmenter, nous transformer en adeptes volubiles et béats du Bullet Journal, du Productivity Planner, … Lire la suite La vulnérabilité n’est pas un gros mot

Ceci est mon sang : le livre qui vous réconciliera avec votre utérus

Misère. Les revoilà. Les douloureuses. Les répugnantes. (Gobe un gramme de paracétamol et 80 milligrammes de fer en maugréant.) Les innommables. (Bat en retraite sous la couette.) Les maudites. Avez-vous remarqué comme mon verbe se tarit, comme mes mots se pétrifient à l'évocation des règles ? C'est incroyable. À trente-deux ans, je ne peux pas parler de mon cycle menstruel sans … Lire la suite Ceci est mon sang : le livre qui vous réconciliera avec votre utérus

La rue du Gros qui pue la maigreur

Elle est hantée par la vision du gras en train de s’installer. Au petit matin, à peine consciente, elle compte les calories assimilées et dépensées la veille, et remue ses pieds pour recommencer à en brûler avant même d’être levée. Un jour où elle sanglote de désespoir après s’être laissée aller à consommer six portions … Lire la suite La rue du Gros qui pue la maigreur